Quand apprendre revient à réfléchir…
Voilà deux-trois semaines que je m’imprègne des différentes théories sur l’apprendre : béhaviorisme, cognitivisme, constructivisme et connectivisme. Certes elles sont bien différentes l’une de l’autre, mais est-ce vraiment possible pour un enseignant de les disséquer, voire de s’en extirper complètement, et d’affirmer qu’il ne s’inspire que d’une seule ? Dès que nous utilisons l’évaluation sommative, nous faisons face aux théories behavioristes où l’étudiant, pour avoir une note désirée (récompense), agira en conséquence (comportement). Bien sûr, pour enseigner, nous avons plutôt utilisé des méthodes issues des autres théories comme la résolution de problème (plus près du cognitivisme), des travaux d’équipe (qui se rapproche du constructivisme) ou encore des forums ou des wiki (qui emprunte au connectivisme) (Ertmer et Newby, 1993 ; Siemens, 2005). Mais le fait demeure qu’aujourd’hui, il est rare qu’un enseignant n’utilise des méthodes issues que d’une seule théorie...