L’approche active est un apprentissage en soi

Vous ne serez pas surpris de lire que j’adhère complètement aux approches actives en ligne, tel que décrites par Marcelo Maïna (Approches actives). Tel quel présenté dans les approches constructiviste et connectiviste (Ertmer et Newby, 2013), la pédagogie active met au centre l’apprenant et lui fait faire des actions afin de contribuer à son apprentissages. Et ce n’est pas différent en FAD ou en classe; ce qui amène une véritable différence, c’est plutôt l’utilisation des technologies. « In interactive learning, technology mediates human interaction either synchronously or asynchronously; learning emerges through interactions with other students and the technology. » (Means et al.,  2010 ; p. 4)

L’idée derrière les approches actives, c’est de mettre en place une interface qui permet la collaboration, les échanges qui mènent à l’acquisition de nouvelles connaissances (Maïna) et où l’enseignant est beaucoup plus un guide qu’un « professeur » à proprement parlé. Parmi les outils préconisés par la pédagogie active, notons les blogues, les wikis, le clavardage, les forums, etc.

Dans une perspective d’un enseignement interactif où les étudiants contribuent à apprendre et en tant que fervent adepte de la maïeutique je crois beaucoup dans ces outils pour renforcir « l’activité » des étudiants. Or, comme le souligne Desjardins et Sénécal (2016), il faut développer sa patience et repenser son rapport au temps. En effet, « Les étudiants n’ont pas l’habitude d’être si actifs ; plusieurs préfèrent se faire servir des recettes, car c’est le modèle qu’ils connaissent à l’école […] Laisser l’étudiant trouver ses propres réponses est un processus beaucoup plus long. »

Je crois que pour mettre en place une telle approche il faut un minimum de préparation du côté de l’enseignant pour aller au-delà d’une simple approche plus « transmissive ». Desjardins et Sénécal (2016) préconisent d’ailleurs sept manières de mettre la pédagogie active en application. D’une structuration de l’enseignement autour des problèmes, en passant par une plus grande ouverture sur la créativité et la collaboration, le développement d’une culture de l’essai-erreur, l’adoption d’approches métacognitives et la capitalisation des technologies de l’apprendre afin, entre autre de remplacer l’enseignement magistral, l’enseignant développe son approche de manière plus active, en mettant l’accent sur l’étudiant.

Depuis le début de ce micro-programme, j’ai beaucoup remis en cause mon enseignement et je crois avoir atteint un niveau intéressant de ces différentes « approches » de la pédagogie active. Hors, « remettez cent fois l’ouvrage sur le métier » nous dit l’adage afin de s’améliorer. J’ai donc du pain sur la planche.


Références

Ertmer, P. A., et Newby, T. J. (2013). Behaviorism, cognitivism, constructivism: Comparing critical features from an instructional design perspective. Performance Improvement Quarterly26(2), 43-71.

Desjardins, J., et Sénécal, I. (2016). La pédagogie active. Profweb. http://www.profweb.ca/publications/ dossiers/la-pedagogie-active


Means, B., Toyama, Y., Murphy, R., Bakia, M., et Jones, K. (2010). Evaluation of evidence-based practices in online learning: A meta-analysis and review of online learning studies. US Department of Education.

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