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Lire entre les lignes... ou les difficultés de l'enseignement à distance

J’en ai parlé amplement dans les dernières semaines, j’ai donc l’impression que je me répète encore, mais en relisant mes blogues, force est de constater que je ne me suis pas attardé à la question sur cette plateforme. Eh bien, voilà, je sors du placard pour vous dire que j’adhère… que dis-je, j’adopte et je prône l’enseignement par la méthode socratique. Cette méthode qui consiste à faire « accoucher » les idées enfouies des gens avec qui on discute est en fait un processus par lequel l’enseignant permet à l’apprenant d’utiliser son savoir tacite afin de faire des liens et des synthèses, ce qu’il n’aurait pas nécessairement fait par lui-même. Il est vrai qu’en enseignement de la gestion, je suis choyé, puisque beaucoup des notions et concepts font partis de la vie des étudiants depuis qu’ils sont tout petit, sans même qu’ils aient porté une attention particulière à ceux-ci. Or, lorsqu’une telle méthode est employée, l’enseignant n’a pas seulement accès au savoir de ...

Défis et enjeux de l’évaluation en formation à distance

Après avoir lu Nizet et al. (2016) sur les pratiques d’évaluation des apprentissages à l’Université de Sherbrooke, je dois avouer rester sur ma faim. L’un des enjeux majeurs soulevé dans cette étude, que j’avais déjà entendu par ailleurs, est celui de la validité de la personne qui passe l’examen à distance. Or, d’aussi loin que je me souvienne, depuis mes cours au collégial, j’ai eu ou donné des ‘examens maisons’ ( take-home ). Jamais l’idée de fraudeur ne m’est venue à l’esprit. Encore à la prochaine session, j’utiliserai cette méthode. Peut-être suis-je naïf, mais il n’est pas dans l’intérêt de l’étudiant de ne pas évaluer ces propres connaissances. Comment peut-il apprendre et devenir un meilleur citoyen, s’il ne participe pas à son apprentissage. Car, une chose que nous oublions bien souvent, c’est que l’évaluation fait partie intégrante de l’apprentissage. Elle nous expose à l’intégration, l’interprétation et la synthèse des connaissances acquises tout au long de la session – e...

L’utilisation des approches pédagogiques actives

Lorsque je suis ‘arrivé’ à l’UQAM comme chargé de cours, il y a de cela quatre ans et demi déjà, on m’avait vaguement parlé d’un outil pédagogique qui s’appelait Moodle. On m’avait dit que les élèves et professeur s’en servaient comme plateforme d’enseignement. Lorsque j’ai pris connaissance de l’outil et que j’ai commencé à recopier mon plan de cours, je me suis questionné sur la plus value d’un tel outil et je l’ai rapidement mis de côté. Comme le décrit très bien Stockless (2016), beaucoup d’obstacles m’ont bloqués et « à lui seul, l’enseignant ne peut intervenir efficacement sur l’ensemble des facteurs relevés ». Cette session-ci, en prenant le cours Formation à l’enseignement universitaire, j’ai découvert et compris le potentiel et tout ce que l’outil pouvait offrir. Je me suis dit que je devais utiliser Moodle de manière adéquate. J’ai donc contourné quelques obstacles en m’inscrivant à la formation de base, donnée sur quatre avant-midi. Sans nier que je suis main...

Quand apprendre revient à réfléchir…

Voilà deux-trois semaines que je m’imprègne des différentes théories sur l’apprendre : béhaviorisme, cognitivisme, constructivisme et connectivisme. Certes elles sont bien différentes l’une de l’autre, mais est-ce vraiment possible pour un enseignant de les disséquer, voire de s’en extirper complètement, et d’affirmer qu’il ne s’inspire que d’une seule ? Dès que nous utilisons l’évaluation sommative, nous faisons face aux théories behavioristes où l’étudiant, pour avoir une note désirée (récompense), agira en conséquence (comportement). Bien sûr, pour enseigner, nous avons plutôt utilisé des méthodes issues des autres théories comme la résolution de problème (plus près du cognitivisme), des travaux d’équipe (qui se rapproche du constructivisme) ou encore des forums ou des wiki (qui emprunte au connectivisme) (Ertmer et Newby, 1993 ; Siemens, 2005). Mais le fait demeure qu’aujourd’hui, il est rare qu’un enseignant n’utilise des méthodes issues que d’une seule théorie...

Apprendre au XXIe siècle

La curiosité a toujours fait partie de ma vie, d’aussi loin que je puisse me souvenir. De même, les livres ont été des amis sur qui j’ai toujours pu compter, dès mon plus jeune âge. Je ne suis pas pour autant un autodidacte – je n’ai pas appris « par moi-même », mais j’ai toujours poussé plus loin cette soif de comprendre et d’approfondir mes connaissances. Je ne crois pas que ce trait de personnalité soit générationnel, ni même temporel ; au contraire il permet à l’être humain de s’émanciper et de se développer depuis la préhistoire. Or, tous n’ont pas le même degré de curiosité intrinsèque. Il est donc, selon moi, du rôle de l’enseignant de suscité et nourrir ce trait. Si apprendre vient du mot latin apprehendere , qui signifie « saisir par l’esprit, étudier [1]  », pour Giordan (1998), au centre du concept « d’apprendre » se trouve l’apprenant et pour Giordan c’est à l’enseignant à s’ajuster à son auditoire afin qu’apprendre devienne fonction de l’...