Messages

Simulation ou comment jouer sérieusement…

L’utilisation de jeu sérieux en gestion n’est pas récente. Tao, Yeh et Hung (2012) explique que dans les années 60 plus d’une centaine de jeux de simulation de gestion existaient déjà. Birknerov á (2010) explique que les jeux de simulation sont en fait des modèles dynamiques formels de la réalité dans lesquels des joueurs interagissent afin d’accomplir une tâche prédéterminée. En ce sens, ils sont exactement ce que Alvarez (vidéo) décrit comme des jeux sérieux, alliant à la fois une fonction utilitaire et ludique. De plus, selon De Grandmont (2005) (cité dans Loisier, 2015) les jeux sérieux peuvent soit être éducatif (dont l’apprentissage est implicite et le plaisir extrinsèque), soit pédagogique (dont l’apprentissage est explicite et le plaisir intrinsèque).   En ce sens, la simulation de gestion aurait plutôt tendance à être pédagogique. Malgré de nombreuses études sur les jeux de simulation de gestion (Carrier, 2009 ; Tao, Yeh et Hung, 2012 ; Tao, Cheng et Sun, 2012 ; Vos 2...

Les compétences nécessaires à la FAD : une question d'assurance

Après notre échange de mardi dernier, j’ai réalisé combien les compétences nécessaires à l’enseignement, qu’il soit à distance ou en classe, ressemblent à celle des gestionnaires et ce, au-delà de ce que Papi (2016) présente comme étant des compétences managériales. Gestion de projet, gestion des complexités, communication, numérique, collaboration, capacité d’évaluer, de s’adapter, d’autonomie, de planification (design pédagogique), etc. sont autant de compétences qui touchent à l’enseignement mais que le gestionnaire doit posséder. C’est en ce sens que j’ai pensé à Mintzberg (1973) qui présentait dix rôles pris par le gestionnaire, soit de communicateur, de négociateur, de leader, de figure de proue, agent de liaison, d’entrepreneur, de porte-parole, pilote, de régulateur et de répartiteur. En ce sens, former un bon enseignant, c’est former un gestionnaire de la pédagogie, un gestionnaire d’un savoir à transmettre. Dans le contexte particulier de la FAD, si certaines compétences...

Lire entre les lignes... ou les difficultés de l'enseignement à distance

J’en ai parlé amplement dans les dernières semaines, j’ai donc l’impression que je me répète encore, mais en relisant mes blogues, force est de constater que je ne me suis pas attardé à la question sur cette plateforme. Eh bien, voilà, je sors du placard pour vous dire que j’adhère… que dis-je, j’adopte et je prône l’enseignement par la méthode socratique. Cette méthode qui consiste à faire « accoucher » les idées enfouies des gens avec qui on discute est en fait un processus par lequel l’enseignant permet à l’apprenant d’utiliser son savoir tacite afin de faire des liens et des synthèses, ce qu’il n’aurait pas nécessairement fait par lui-même. Il est vrai qu’en enseignement de la gestion, je suis choyé, puisque beaucoup des notions et concepts font partis de la vie des étudiants depuis qu’ils sont tout petit, sans même qu’ils aient porté une attention particulière à ceux-ci. Or, lorsqu’une telle méthode est employée, l’enseignant n’a pas seulement accès au savoir de ...

Défis et enjeux de l’évaluation en formation à distance

Après avoir lu Nizet et al. (2016) sur les pratiques d’évaluation des apprentissages à l’Université de Sherbrooke, je dois avouer rester sur ma faim. L’un des enjeux majeurs soulevé dans cette étude, que j’avais déjà entendu par ailleurs, est celui de la validité de la personne qui passe l’examen à distance. Or, d’aussi loin que je me souvienne, depuis mes cours au collégial, j’ai eu ou donné des ‘examens maisons’ ( take-home ). Jamais l’idée de fraudeur ne m’est venue à l’esprit. Encore à la prochaine session, j’utiliserai cette méthode. Peut-être suis-je naïf, mais il n’est pas dans l’intérêt de l’étudiant de ne pas évaluer ces propres connaissances. Comment peut-il apprendre et devenir un meilleur citoyen, s’il ne participe pas à son apprentissage. Car, une chose que nous oublions bien souvent, c’est que l’évaluation fait partie intégrante de l’apprentissage. Elle nous expose à l’intégration, l’interprétation et la synthèse des connaissances acquises tout au long de la session – e...

L’utilisation des approches pédagogiques actives

Lorsque je suis ‘arrivé’ à l’UQAM comme chargé de cours, il y a de cela quatre ans et demi déjà, on m’avait vaguement parlé d’un outil pédagogique qui s’appelait Moodle. On m’avait dit que les élèves et professeur s’en servaient comme plateforme d’enseignement. Lorsque j’ai pris connaissance de l’outil et que j’ai commencé à recopier mon plan de cours, je me suis questionné sur la plus value d’un tel outil et je l’ai rapidement mis de côté. Comme le décrit très bien Stockless (2016), beaucoup d’obstacles m’ont bloqués et « à lui seul, l’enseignant ne peut intervenir efficacement sur l’ensemble des facteurs relevés ». Cette session-ci, en prenant le cours Formation à l’enseignement universitaire, j’ai découvert et compris le potentiel et tout ce que l’outil pouvait offrir. Je me suis dit que je devais utiliser Moodle de manière adéquate. J’ai donc contourné quelques obstacles en m’inscrivant à la formation de base, donnée sur quatre avant-midi. Sans nier que je suis main...